Opéra

Continuer d'agir pour les mineurs en danger. Edito par Estelle Denize, Présidente d'Hors la rue

2019, une année où le travail mené au quotidien sur le terrain par les équipes d'Hors la rue vient confirmer la nécessité d’agir et d’aller plus loin dans la protection de l’enfance.

Agir dans la lutte contre la traite des êtres humains (TEH)

Le recrutement d’une chargée de mission et d’un éducateur dédiés à ces questions a ainsi contribué à renforcer notre travail de repérage, en multipliant les lieux de maraude et les accompagnements proposés aux mineurs présumés victimes d’exploitation et à risque de l’être. Aussi, puisqu’il nous paraît essentiel de partager nos connaissances et les réalités de terrain observées, nous avons effectué tout au long de l’année, de nombreuses actions de sensibilisation et de plaidoyer auprès de nos partenaires associatifs et institutionnels. Nous avons constaté une nette augmentation de jeunes en errance et de mineurs présumés victimes de TEH, dont le présent rapport rend compte.

Agir pour la juste reconnaissance des droits de tous les enfants

L’année 2019 a été marquée par le trentième anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant. A cette occasion le Défenseur des Droits a lancé une consultation nationale inédite dont l’objectif visait à permettre aux enfants de s’exprimer directement sur leurs droits. Quelques dix jeunes accompagnés par Hors la rue ont ainsi pu faire entendre leur voix et proposer aux plus hautes instances de l’État des recommandations concrètes pour améliorer leurs conditions de vie.

           Lire aussi "J'ai des droits, entends-moi ! " 

Agir pour des politiques publiques volontaristes

Le gouvernement a affiché une volonté forte de lutter contre la pauvreté et les violences faites aux enfants. Plusieurs mesures ont ainsi été prises en ce sens : le Pacte pour l’enfance, la loi du 28 juillet 2019 pour une Ecole de la confiance, le doublement du budget dédié à la résorption des bidonvilles dès 2020 avec un accent mis sur la scolarisation des enfants ou encore le lancement des maraudes mixtes dont l’objectif vise à lutter contre la pauvreté des enfants et des jeunes. Si nous saluons les budgets et les politiques publiques récemment adoptés pour les enfants et adolescents en situation de grande précarité, nous observons toutefois la mise en place de mesures qui fragilisent davantage les mineurs étrangers en danger : le fichier biométrique dénommé « Appui à l’évaluation de la minorité », la loi Bourguignon qui ne permet pas aux jeunes majeurs de bénéficier d’une prolongation de leur prise en charge à l’ASE et dans le même temps des conditions d’accueil et d’hébergement de plus en plus précaires pour les jeunes étrangers se traduisant par de nombreux suicides au cours de l’année.

Agir, c’est proposer

Grâce à son expertise, Hors la rue innove pour inventer des dispositifs de protection de l’enfance adaptés aux jeunes les plus en marge des systèmes de protection et proposer des solutions concrètes aux pouvoirs publics pour faire respecter les droits des enfants. L’objectif poursuivi ? Faire reconnaître les jeunes en situation d’exploitation comme des victimes et non comme des délinquants. Plus que jamais, nous devons agir pour ces jeunes qui demeurent encore trop souvent invisibles car mal identifiés. Ce constat nous amène ainsi à recentrer nos missions et à réinvestir nos moyens afin de mieux repérer et accompagner les mineurs en danger les plus éloignés des institutions, non demandeurs de protection.

           Lire aussi Le parcours des mineurs victimes de traite des êtres humains : un parcours long et semé d'embûches

Au nom de tout le Conseil d’Administration, je remercie chaleureusement nos partenaires, nos bailleurs et nos donateurs pour leur confiance et leur fidélité. De même, nous adressons nos très sincères félicitations aux équipes et aux bénévoles dont l’implication, l’engagement et la mobilisation sans faille au nom de la protection de l’enfance ne sont plus à démontrer.

           Lire aussi  Rapport d'activité 2019

 

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Le suivi psychologique en temps de confinement : entretien avec Hortense Bret, psychologue d’Hors la rue

Pendant toute la période de confinement, l’équipe éducative d’Hors la rue a veillé à adapter ses modalités d’intervention afin de maintenir le lien avec les jeunes accompagnés par l’association. Hortense Bret psychologue à Hors la rue, nous explique ici dans quelles conditions elle a pu poursuivre l’accompagnement psychologique des jeunes en situation d’anxiété liée au confinement.

Hors la rue : Dans un tel contexte, comment avez-vous assuré une continuité dans les suivis psychologiques ?

Hortense Bret : Ne pas rompre le lien avec les jeunes a été un objectif premier dans le début du confinement et pendant toute sa durée. Pour cela, j’ai appelé tous les jeunes qui venaient régulièrement en entretien de soutien psychologique pour leur proposer et définir un nouveau dispositif par téléphone. J’ai défini avec chaque jeune s’il souhaitait continuer les entretiens, quelle fréquence lui conviendrait et rappeler la règle de la confidentialité. Ces entretiens ont permis d’entrevoir une continuité dans l’espace de soutien proposé tout en adaptant ces modalités.

Au fur et à mesure du temps de confinement, les éducateurs ont pu aussi m’interpeller pour proposer à d’autres jeunes soit des entretiens par téléphone, soit de travailler une orientation au vu de la situation du jeune.


Hors la rue : Selon vous, comment les jeunes ont perçu la période de confinement ?

Hortense Bret : Le confinement a été perçu de manière générale assez négativement par les jeunes, même si chacun a réagi de manière singulière. Si je devais porter un regard sur le vécu des jeunes, j’ai pu observer trois « étapes » lors de ce temps de confinement :

  • Une étape teintée d’anxiété

Cette étape pourrait se résumer par cette question : comment je vais faire pour continuer à vivre ?  vivre à travers la question de ma situation administrative, à mes conditions de vie, à mes accès aux besoins primaires (nourriture, hygiène, etc…) ?

Prendre le temps d’écouter ces questions, d’accueillir la peur sous-jacente, de rassurer et d’expliquer ce qui était en train de se passer était la manière que j’ai utilisé pour accompagner les jeunes pendant ce temps-là. Ce qui était aussi tangible c’est que cet état psychique de mise en alerte, à la frontière de la panique, pouvait être familier pour certains, et complètement rejeté par d’autres car le revivre aurait été trop difficile à porter. En effet, pour certains jeunes, le confinement et plus spécifiquement la propagation du virus ne pouvait pas les atteindre, ne les concernait pas. Un travail de sensibilisation sur ce que c’est qu’une pandémie, un virus, les gestes barrières a donc aussi été abordé lors des échanges.

  • La création de nouveaux repères

De nombreux jeunes ont pu exprimer qu’ils avaient le sentiment d’être enfermé, des difficultés de sommeil, des cauchemars qui parfois les ont poussés à vivre la nuit et se reposer le jour. Ce fonctionnement, qui a surement eu pour but d’apaiser les souffrances psychiques, a engendré aussi d’autres appréhensions : la peur de devenir fou, l’isolement, la fatigue physique et psychique, la colère... Toujours dans une idée de continuer à accueillir, contenir et rassurer ces ressentis, j’ai aussi essayé de ne pas donner trop de poids aux choses négatives en essayant d’amener de l’extérieur, du dehors, de la liberté dans les échanges. Garder une écoute attentive, ne pas minimiser la reconnaissance de la réalité psychique de chaque jeune tout en essayant d’ouvrir leur regard vers ce qui peut se créer, se penser, se rêver, est un exercice complexe mais nécessaire pour que la perception de la situation vécue n’enferme pas à son tour les jeunes dans une négativité.

  • Le courage

Bien que cette force développée face à cette situation particulière, parfois contrebalancée par des moments de découragement, les jeunes font preuve de résilience et d’adaptation. Continuer à vivre, à parler, à partager un espace commun (à travers l’utilisation du téléphone), montre chez eux, une capacité d’être là. « j’ai envie de vivre ! » m’a dit un jeune lors d’un entretien. Phrase qui je trouve, résume bien ce temps de courage et d’espoir.

Pour conclure, il reste quand même toute la question du déconfinement et l’impact que cela peut avoir sur les jeunes et leur rapport au monde….

Art-thérapie en rue

L’art-thérapie en rue : Entretien avec Emilie Boutillier, art-thérapeute à Hors la rue

Emilie Boutillier art-thérapeute à Hors la rue intervient auprès de jeunes aux parcours souvent traumatiques et en situation de vulnérabilité rencontrés dans la rue. Dans cet entretien, elle nous raconte les apports de l’art-thérapie ainsi que les spécificités de son travail en rue.

Qui sont les jeunes auprès desquels intervenez-vous ?

Les jeunes auprès desquels j’interviens peuvent être marqués par un parcours de vie traumatique, certains sont victimes de violences ou d’exploitation et leurs conditions de vie sont précaires. L’absence de reconnaissance sociale et la stigmatisation dont ils sont victimes les rend très vulnérables et ils peuvent se montrer méfiants.

Que permet l’art-thérapie pour ces jeunes ?

En complément de l’accompagnement éducatif et social, l’art-thérapie s’avère être un outil efficace pour créer une accroche avec ses jeunes et favoriser la mise en place d’une relation de confiance.
Ces adolescents, profondément bouleversés dans leur construction identitaire, ont une estime d’eux-mêmes altérée et un manque de confiance en eux. L'activité artistique orientée vers le plaisir esthétique peut procurer des émotions positives et des ressentis agréables capables de susciter un élan moteur, de renforcer la confiance en soi ou d'améliorer les capacités relationnelles.
L’art-thérapie ouvre une parenthèse réconfortante dans le quotidien complexe et difficile de ces jeunes en leur offrant un espace propice à leur épanouissement. Ils peuvent alors se redécouvrir, se reposer psychiquement, exprimer leurs envies et apaiser leurs souffrances en libérant leurs émotions. La réalisation de productions valorisantes et l'implication dans un projet artistique leur permet ainsi de prendre conscience de leurs ressources internes et de se projeter de manière positive. L’accès à l’Art donne alors la parole à ces jeunes marginalisés et participe à leur reconstruction identitaire.

Quels sont les outils que vous utilisez ? Que permettent-ils de travailler ?

J’utilise des techniques artistiques très diversifiées pour répondre et m’adapter aux besoins, aux capacités et aux goûts de chacun. Les ateliers peuvent être individuels ou collectifs.

  • L’écoute musicale peut stimuler les ressentis, libérer l'imaginaire et procurer des émotions positives.
  •  Le modelage autorise le droit à l’erreur et génère des ressentis corporels archaïques par son contact avec la matière qui favorisent la détente et le bien-être.
  •  L’encre éveille la sensorialité par ses couleurs et sa fluidité et permettent de nombreuses expérimentations, le glissé du pinceau sur le pinceau peut procurer une sensation de douceur et de détente.
  •  Le dessin de tatouages ou la photographie permettent de travailler sur l’identité et la valorisation de l’image de soi.
  • Le film d’animation favorise la concentration, renforce l’écoute de l’autre et développe les capacités d’élaboration et de projection.

L’engagement dans un projet artistique sur plusieurs séances permet alors aux jeunes de s’inscrire dans une dynamique positive et valorisante.

 

Art-thérapie Hors la rue

Séance d'art-thérapie dans un café parisien.

Vous animez des ateliers de rue, quelles sont les spécificités de ces interventions ?

Lorsque nous intervenons en rue, les jeunes peuvent être en activité et sont souvent sollicités, préoccupés, distraits et donc peu disponibles. En rue, il faut donc savoir s’adapter aux situations, aux différents lieux et être en mesure de proposer des ateliers rapides et faciles à mettre en œuvre.

Le choix du matériel artistique est important, il faut qu’il soit :

  • Diversifié pour pouvoir répondre aux besoins, envies et goûts de chacun,
  • De qualité pour que la pratique soit agréable et offre un moment de détente aux jeunes,
  • Léger, compact et pratique pour faciliter le transport durant les maraudes et s’adapter aux différents lieux en extérieurs (square, café, bidonville).

Lors des maraudes, que permet de favoriser l’art-thérapie ?

Lorsque nous rencontrons de nouveaux jeunes en tournée, l’art-thérapie peut permettre l’accroche et faciliter le lien. D’autres jeunes que nous connaissons déjà sont plus disposés à prendre le temps de se poser avec nous et habitués à l’art-thérapie qu’ils acceptent volontiers.

Une situation particulière vous a-t-elle marquée ?

Chaque moment passé avec ces jeunes est une expérience unique et d’une grande richesse. Les jeunes que nous rencontrons ont du mal à se faire confiance. Certains acceptent très rapidement les ateliers d’art-thérapie d’autres refusent systématiquement dans un premier temps, par méfiance ou peur de ne pas savoir faire. Il faut alors prendre le temps de s’intéresser à leurs goûts et adapter les propositions afin de faire naître chez eux l’envie de prendre part à l’atelier. Ce qui est marquant, c’est que tous me demandent à plusieurs reprises si ce qu’ils font est bien, ils recherchent l’approbation et ont un besoin immense de considération. Il est important de les rassurer et de les guider avec bienveillance sans faire à leur place pour qu’ils puissent être fiers de leurs productions. Alors le dialogue s’ouvre, la confiance émerge et des sourires apparaissent, une lueur de fierté brille dans leurs regards, ils laissent parler leurs émotions et sont très reconnaissants.

Ce sont ces instants, parfois très courts, que j’appelle des « petits moments de grâce », qui donnent tout leur sens à nos interventions en nous laissant entrevoir que beaucoup de choses sont possibles et restent à faire.

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Giving Tuesday - Libérez votre générosité

Le 3 décembre prochain, nous célébrons partout dans le monde la générosité, à travers une même mobilisation #Givingtuesday. Campagne mondiale qui, chaque année, mobilise des millions de personnes en faveur d’un engagement social. Il s'agit d'une journée internationale de charité. Soutenir financièrement Hors la rue, c'est nous aider à pérenniser chaque jour nos actions auprès des mineurs étrangers en danger.

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Hors la rue signataire du Communiqué de presse "sous embargo jusqu’au 20 novembre"

Journée internationale des droits de l’enfant : en France, des milliers d’enfants à la rue ou dans des hébergements précaires !

Alors que le pays célèbre le 30ème anniversaire de l’adoption de la Convention internationale des droits de l’enfant ce 20 novembre, les associations de solidarité constatent sur l’ensemble du territoire une dégradation de la situation des femmes et des familles avec enfants à la rue ou vivant dans des habitats précaires. Ainsi, à Paris, chaque soir, 700 enfants en famille sollicitent le 115 sans obtenir d’hébergement et vivent à la rue ou dans des habitats précaires. La situation est également dramatique en Seine-Saint-Denis avec chaque jour 160 enfants sans solution et plus de 5000 enfants hébergés à l’hôtel, dont la moitié ont moins de 3 ans.

Faute d’hébergement pérenne et d’accès au logement, 20 000 mineurs-es sont actuellement hébergés à l’hôtel en Ile-de-France, dans une situation de précarité extrême. Leurs besoins fondamentaux tels que l’accès aux soins, à une alimentation équilibrée, à la scolarité, aux loisirs, n’y sont pas satisfaits, laissant alors parfois des enfants séparés de leur famille du fait de l’inadaptation des solutions d’hébergement. La situation de ces enfants, contraints de dormir dans la rue ou dans des abris de fortune est intolérable !

Trop souvent, des femmes venant d’accoucher sont remises à la rue avec leur nouveau-né. Partout, des familles dont la demande d’asile n’a pas abouti sont contraintes de quitter leur lieu d’hébergement sans qu’aucune solution de relogement - en pleine trêve hivernale - ne leur soit proposée. A Marseille, depuis plusieurs mois, des centaines de mineur·e·s non accompagné·e·s dorment dans un squat en raison de la saturation du dispositif départemental de protection de l’enfance.


Cette situation indigne de la France, 6ème puissance économique mondiale et signataire de la Convention internationale des droits de l’enfant, provoque des drames
. Ainsi le 4 novembre dernier à Paris, une femme demandeuse d’asile, enceinte de jumeaux, a perdu l’un d’eux après un accouchement d’urgence à cinq mois de grossesse. Alors que les médecins lui avaient prescrit un alitement permanent, elle a passé six semaines à la rue, faute d’avoir pu être prise en charge dans une structure d’hébergement. Ce cas n’est pas isolé, le Collectif des morts de la rue ayant recensé le décès de 8 mineurs-es à la rue en 2019.

Face à cette crise humanitaire, nous demandons à l’Etat et aux Départements d’engager un plan d’urgence d’ouverture de places d’hébergement pérennes et de logements accessibles, avec un accompagnement, pour qu’aucun enfant ne soit contraint de dormir à la rue. Nous demandons que soit clairement introduit dans la loi, à côté du principe d’inconditionnalité de l’accueil, un droit à l’unité familiale. Nous demandons que les structures d’hébergement soient adaptées à l’accueil des enfants et de leur famille et que les droits fondamentaux à une vie digne, à la protection, à l’éducation de tous les enfants, quel que soit leur lieu de vie, soient garantis. Enfin, nous continuerons à défendre l’accès à un titre de séjour des familles hébergées permettant leur accès au logement et à l’emploi. La République a le devoir de garantir un avenir à tous ses enfants et la pleine effectivité de leurs droits.

 

Associations signataires :
Fédération des acteurs de la solidarité
Centre d’Action Sociale Protestant
Fondation Abbé Pierre
Fondation Armée du Salut
Enfants présents FIT, la Maison des femmes de Saint Denis et le CIDFF de Paris
Emmaüs Solidarité
Equalis
Ligue des droits de l’Homme
Hors la rue
Interlogement 93
Samusocial de Paris
Unicef France

 

CONTACTS PRESSE :
Fédération des acteurs de la solidarité : Audrey-Jane Baldi audrey-jane.baldi@federationsolidarite.org ; 06.17.80.03.52
Centre d’Action Sociale Protestant : sandrine.poutonnet@casp.asso.fr; 06.70.57.64.26
UNICEF France : Carine Spinosi ;  cspinosi@unicef.fr;  01.44.39.17.49

 

Tour Eiffel mineurs étrangers en danger hors la rue

Les jeunes en visite à la Tour Eiffel

Durant l’été, les activités organisées tout au long de l’année prennent fin. L’équipe de Hors la rue propose donc aux mineurs étrangers en danger de nouvelles activités se déroulant sur une journée entière telle que la visite de la Tour Eiffel.

Tout comme les activités proposées l’année, ces sorties ont pour objectif de permettre aux jeunes de rompre avec leur quotidien difficile.

Comme chaque année, l’équipe éducative réfléchie à un programme estival varié entre sorties culturelles, sportives et loisirs dans le but de faire découvrir aux mineurs étrangers que nous accompagnons le nouvel environnement dans lequel ils vivent.

La visite de la Tour Eiffel a ainsi été pensée en ce sens. Alors qu’il s’agissait d’une grande première, nos jeunes ont fait preuve de courage en montant les 700 marches qui permettent d’arriver au second étage. Ils ont ainsi pu profiter d’une vue imprenable sur Paris, l’occasion pour eux de faire preuve de curiosité en s’intéressant au patrimoine français.

 

« Moi j’ai beaucoup aimé monter en haut de la Tour Eiffel, j’ai pas eu peur ».

 

« J’ai bien aimé, c’était la première fois que j’y allais. Il y avait beaucoup de touristes, je m’amusais à deviner leurs langues »

Cette sortie a également permis à Laurence, nouvelle bénévole depuis le début du mois de juillet de partager un moment convivial et de partage avec les jeunes et l’équipe. Une manière de s’impliquer autrement qu’à travers l’atelier de français.

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