TOUS LES ENFANTS ONT LE DROIT À UNE VIE D'ENFANT

Nos auditions et contributions en 2022

Au cours d’une année marquée par une campagne présidentielle et législative, Hors la rue a poursuivi son travail de plaidoyer et de lobbying visant à faire connaître ses analyses et positions auprès de multiples instances et institutions.

 

Sensibiliser les élus locaux concernant les MNA en errance aggravée

Comme évoqué à plusieurs reprises, l’association a connu un développement inédit amorcé à l’automne 2021, en consacrant un nouveau service à l’intervention auprès de mineurs en errance aggravée à Paris. Le travail spécifique mené auprès de ces jeunes a donné lieu à de nombreuses rencontres afin d’en expliquer les contraintes et spécificités de notre intervention. À l’ouverture du nouveau site dans le 12e arrondissement à l’été 2022, un échange a ainsi été organisé avec les élus au Conseil de Paris Dominique Versini et Nicolas Nordman ainsi qu’avec la maire du 12e arrondissement, Emmanuelle Pierre-Marie, afin de présenter le service, son fonctionnement et d’évoquer son intégration au sein du territoire de l’arrondissement. Cette rencontre a permis de re-sensibiliser les élus aux problématiques de nos jeunes, notamment lors d’une maraude dans le 18e arrondissement.

 

Nous avons également présenté les solutions que nous portons auprès de la Mission MNA de la Direction de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (Ministère de la Justice). Cela a permis de sensibiliser les professionnels traitant de situations de jeunes très demandeurs de protection aux problématiques de nos publics les plus en errance.

 

Échanger les bonnes pratiques dans l’accompagnement des MNA au niveau européen

Hors la rue a également été auditionnée par des chercheurs français et européens intervenant au sein du Projet EUPROM visant à identifier les bonnes pratiques s’agissant de l’accompagnement des MNA dans plusieurs pays européens. Nous avons également pu présenter notre action à Maastricht et à Stockholm à de nombreux partenaires européens, dans le cadre de présentations croisées d’initiatives menées pour améliorer le repérage et la prise en charge des jeunes étrangers en errance.

 

Alerter les professionnels de santé sur l’emprise chimique

Au cours de l’année, l’association a également porté à la connaissance de plusieurs acteurs publics les mécanismes d’emprise chimique dont sont victimes la majorité des jeunes désormais accompagnés par nos équipes. Comprendre le mécanisme des addictions et sensibiliser les professionnels de santé aux difficultés de nos jeunes sont en effet des étapes essentielles pour parvenir à une protection efficace et pérenne de ces jeunes en danger. Hors la rue a ainsi pu porter à la connaissance d’acteurs comme la MILDECA de ce phénomène émergent qui doit impliquer les acteurs de la santé et de la lutte contre les addictions.

 

Informer sur la situation préoccupante des jeunes filles en errance

La situation particulière des jeunes filles en errance accompagnées par l’association, soumises elles aussi parfois à addictions à différents médicaments et pour certaines victimes d’exploitation sexuelle a également été présentée au cours d’un Groupe Local de Traitement de la Délinquance. Dédiée à la prostitution des mineurs et présidée par la Procureure de la République de Paris, cette réunion a également rassemblé des élus ainsi que des responsables administratifs et associatifs. Là encore, l’association a pu porter à la connaissance des acteurs la situation de jeunes filles encore trop largement ignorées et qui nécessitent la mobilisation coordonnée d’acteurs de différents champs.

 

Plaidoyer pour une mobilisation de tous les acteurs publics dans la lutte contre la traite des êtres humains

Dans le cadre des actions menées avec le Collectif Ensemble Contre la Traite des Êtres Humains, Hors la rue a enfin participé en décembre à une rencontre avec des conseillers du Cabinet de la Première Ministre. Avec ses partenaires du collectif, Hors la rue a pu formuler ses attentes vis-à-vis de la Mission Interministérielle de lutte contre la traite des êtres humains (MIPROF), soulignant les carences des politiques publiques en matière de lutte contre la TEH. L’association a également pu répéter ses attentes quant à la nécessaire impulsion politique pour mobiliser les acteurs de la Justice, de la Santé et de la Protection de l’enfance pour une protection efficace et pérenne des mineurs victimes de traite, notamment lorsqu’ils sont contraints à commettre des délits.

 

 


© illustration : Marie Gourmelon

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