Retour sur ces premières semaines de confinement

Depuis le 18 mars dernier, le confinement a été annoncé par le gouvernement en raison de la pandémie du COVID-19.  Cette pandémie mondiale touche de nombreuses personnes, les populations à la rue se retrouvent plus que jamais en danger, n’ayant pas la possibilité de pouvoir se confiner ni les moyens matériels de pouvoir se protéger. Déjà marginalisés et isolés par leur situation de grande précarité, les adolescents accompagnés par Hors la rue se retrouvent parmi ceux qui sont les plus vulnérables face au virus. Hors la rue a donc du adapter ses activités et repenser son intervention dans un temps très court.


UNE PREMIERE SEMAINE D’ADAPTATION

Faute de moyens matériels sanitaires, nous avons été contraints de réduire nos activités, au centre de jour comme en rue, le temps de pouvoir nous organiser et nous adapter à la situation exceptionnelle du confinement.  La première semaine, malgré la distance physique, le lien n’a pas été rompu avec les jeunes grâce aux appels quotidiens des éducateurs. Ces appels, nous permettant de prendre de leurs nouvelles, de saisir leur niveau d’informations et de compréhension de la situation, de diffuser les messages de prévention des gestes barrières et de veiller à ce qu’ils ne manquent de rien.

LA REPRISE DES MARAUDES

Dès le mercredi 25 mars, des maraudes de repérage ont été organisées, sur les lieux habituels de repérage et plus largement sur Paris sur les lieux d’errance,  afin d’aller à la rencontre des jeunes que nous connaissons mais également d’identifier des mineurs en errance qui auraient besoin de notre soutien.

Les objectifsde ces maraudes sont multiples:
– Proposer des informations sur la situation en cours (les gestes barrières, la règlementation liée au confinement).
– Proposer des informations sur les distributions alimentaires (voir apporter des paniers repas si besoin), les centres de santé et les points d’hygiène.

– Proposer/évaluer la demande de mise à l’abri et orienter/accompagner au commissariat.

Ces tournées s’organisent au jour le jour en fonction des besoins du terrain mais aussi de la capacité de l’équipe à pouvoir se mobiliser et du matériel sanitaire à disposition. Ces maraudes se réalisent sur des demies- journées, à vélo ou à pied avec une équipe de 2 éducateurs minimum.

Des visites à domicile pour les jeunes les plus isolés peuvent être réalisées de manière individuelle et sur rendez-vous avec ces derniers.

 

LE LIEN EDUCATIF MAINTENU

Le lien avec l’ensemble des jeunes suivis est assuré autant que possible par les éducateurs référents. Un journal d’appel a été mis en place pour assurer la veille éducative et environ 50 personnes sont régulièrement appelées, entre une et 3 fois par semaine.

L’art-thérapie en rue n’étant plus possible au vu des mesures de confinement,  Emilie, art-thérapeute à Hors la rue a néanmoins réfléchi à la mise en place d’ateliers individuels et collectifs via la visio-conférence.

 

UN TRAVAIL INTER-ASSOCIATIF RENFORCE

Un travail important est réalisé en partenariat avec les associations et les institutions dans le but de coordonner la réponse à cette crise sanitaire, d’organiser une veille sur les diverses interventions de terrain, de pouvoir organiser des maraudes conjointes et de s’assurer que des moyens soient mis en œuvre pour les personnes les plus précaires afin de garantir l’accès à l’eau, à l’alimentation, au soin et à l’hébergement (pour les personnes vivant en rue, squat et bidonville).

Aujourd’hui, plus que jamais Hors la rue est mobilisée sur la situation des mineurs étrangers qu’elle accompagne dans la limite de ses capacités et porte une attention particulière au  lien avec les jeunes.

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